Moi qui pensais qu'il fallait être entraîné, pour courir, je dois bien l'avouer, j'ai couru sans compter, durant toute une année. Mais attention, je ne vous parle pas ...d'un exploit...........personnel, digne des plus grands marathoniens exercés et expérimentés. Rien de pédestre à tout cela, rien d'extraordinaire. Pas de volonté démesurée, à battre des records démodés, ni à vouloir soi-même, se dépasser, se (dé)doubler.
Juste une portion de vie, juste une année de vie, d'un âne qui n'a eu qu'une envie d'Anne et qui s'est élancé, bien malgré lui, dans ce semi-marathon pour son anniversaire de demi-vie. Un marathon d'esprit de milieu de vie, fait de montagnes russements escarpées, de chemins semés d'embuscades, de raccourcis théâtralement éternels, d'une forêt boisée de rencontres aux essences inconnues.
Une école buissonnière dont vous seul pouvez en être à la fois maître et élève, pour vous enseigner les subtilités des différentes matières non-scolaires, de la vie. J'en ai pris quelques notes de ces péripéties, sans vouloir en faire un guide de bonne conduite, je voulais vous en faire part comme on partage entre amis. Cette expérience insolite, enrichissante, sarcastique, certes personnelle, mais qui, à mon avis, ressemble étrangement aux contours universels de nos expériences mutuelles de l' aujourd'hui.
J - quelques jours,
Je me revois encore, quelques jours auparavant, assis sur un banc au square de "Tartempion" et lisant un des bouquins d'I.C. Je me disais, comme la vie peut être félicitée, en voyant se transformer mes doux rêves romancés, en une réalité, qui s'avérera chaotiquement passagère et finalement, au combien déconcertante. Réalisation d'un virtuel envoûtant dont la ligne d'arrivée signera le commencement d'une trébuchante année de vie d'âne. âne à l'ânée sentimentale remplie d'envie de milieu de vie.
Estrella filante; du drapeau à damier,
No te accepto como tu eres ...
Ouah, ouah, ouahhhhhhhh .......... Le ciel qui vous tombe sur la tête, nous diraient nos ancêtres!
ça a sonné comme un couperet. Mettant fin à des années de douces rêveries, bien qu'hachées au fin fond de ma petite Emocave surpeuplée. Tu m'avais fait escalader jusqu'au dessus de Mont Moi et cet orage spanishement chanté, gronde encore en moi, comme le "punishment" bien mérité d'années fanées, passées à flâner. Hier, un an après, la nuit m'a signifié l'arrivée de cette interminable course aux étoiles, laissant filer dans son ciel à damier le drapeau étincelant de la ligne d'arrivée.
La suite viendra, mais je la voudrais, animée, un brin sonore, voir musical, ..........
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