samedi 27 août 2016

Commerçant de l'alimentation générale, l'ancêtre d'Uber?

On nous fait tout un foin en ce moment avec Uber. Ce n’est pas très joli comme prénom, je ne suis pas sûr qu'en bon père de famille j'aurais choisi celui-ci pour nommer ma petite progéniture (mais comme je ne suis pas Papa, je ne peux trop rien dire).

Ce qui est certain, c'est qu'entre tous ces articles, ces billets « Blogués » et autres réseaux sociaux professionnellement alarmant à son sujet, Il n'a pas besoin de se payer de publicité le Uber.

A mon Dieu, c'est la fin du monde, où sont passés nos passe-droits ! Que vont devenir nos hommes-taxi impolis qui nous taxent après s'être fait escroquer d'une licence peu policée, hors de prix ? C'est un peu étrange cette phobie qui nous prend. Bien sûr, il est question d'éthique avant tout (pauvre moussaillon !) mais aussi de gros sous. Car il en brasse de la caillasse ce barbare du Farwest. Au-dessus des lois ? Rien que ça, hors la loi ! il a pourtant bien joué et visé juste sa cible. Et pour le moment, sans trop se faire rattraper par Mister Réglementation (mais ça commence, il faut bien qu'il lâche un peu de lest … la peste).

En fait, c'est un peu un drôle de commerçant. Il me fait un peu penser à l'ADC, tu sais cette alimentation générale du bout de la rue qui reste ouverte tard dans la nuit, ou encore à ce tabac d'angle, maintenant devenu chinois. Par contre eux, ils sont commerçants, alors ils ont le droit. Le droit de travailler 24h/24 pour certain, le droit d'être hors système imposable imposé. Ou encore, comme le boulanger, qui a le droit de se lever à deux heure du mat, pour tes belles miches et te préparer la nuit ce qu'il te vendra le jour, avec le sourire, toujours, et le teint pâle comme sa farine (animale ?).

Vous allez me dire, que ce n'est pas pareil, ce n'est pas un commerce, c'est BIG Company with no limit! Un cyber-cowboy des temps post-modernes!

35 heures, RTT, congés payés, retraite complémentaire et panier forfaitaire, il en fait son affaire. C'est toujours ça de pris en plus pour lui, en moins pour celui qui signe, mais le client a le droit au sourire. D'accord, Uber a abusé, de ne rien respecter, mais son succès a de quoi laisser perplexe. En effet, il bouleverse les codes, et peut être devra t'il adoucir les angles en entrant dans un moule économique légal en cours de transformation.

Mais au moins, le cap est passé, il s'est créé et est devenu, un quasi géant, incontournable. Il répond à un besoin primaire de transport, qu'il est capable, le bougre, de rendre autonome et plus sécurisé d'ici quelques années que n'importe quel tramway semi-automatisé.

Le pire c'est que d'ici quelques temps. Ces assimilés employés, ne le fréquenteront plus qu'à titre de clients. Car parvenu aussi gros qu'automatique, plus aucunes âmes en quête de complément de disette ne lui sera nécessaire.

Il faut croire que les temps ont changé. Comme ils changent d'ailleurs tout le temps. Il n'est pas si loin le temps des guerres de pouvoir sans concessions humaines. Il n'est pas si loin le temps des manœuvres commerciales pour faire chavirer ces petits camarades (aussi bien à l'Ouest qu'en Orient d'ailleurs). A une époque, certaines compagnies ont même profité des effets dévastateurs de produits, devenus depuis illicites, pour créer des monstres économiques qui règnent aujourd'hui gaiement, déguisés en sourires cravatés et installés dans de somptueux buildings high-techs, bourrés d'électronique, sur des îles asiatiques.

Peut-être vivons-nous juste cet instant où une parenthèse se ferme pour rouvrir un nouveau chapitre du développement capitalistique qui semble bien être né éternel. Mais cet affront que nous fait Uber avec ses manières, il nous suffit peut-être d'un peu d'esprit et d'imagination, pour le rendre à son tour, has been, et obsolète.

Que vous dire de plus, nous sommes et évoluons dans un monde à plusieurs vitesses. Et à part l'automatiser, il restera difficile de continuer à le niveler.

Allez, je retourne exercer mes pensées, téléguidé de ce nez, continuer à "Bloguer", avant d'être à mon tour, "Droné".


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