samedi 27 août 2016

Paris par écrit

Un Paris joli, surpris, parfois impoli, souvent plein d'interdits.
Un temps pris sur le fait et ces instantanés de banlieue agacée par l'envie de s'y retrouver.
Un temps rythmé de salarié alternant les escapades de fuites européennes et ses activités de bourreau professionnel.
Paris et ces photographies de vie ; qu'on pourrait, ébahi, imprimer sur papier fleuri.
Un Paris romantique, empli de potentiel déclics.
Un Paris aux alentours des amours d'une imaginaire basse-cour

 - La rousse du Printemps

Un beau matin légèrement ensoleillé. Le réveil a sonné, je l’ai coupé sans le défoncer (ce serait dommage de le casser, il me sert aussi de téléphone).

Une petite douche tranquille, je ne suis pas pressé, j’ai rendez-vous mais pas avant 11h. Petit café, chemise enfilée, pochette de papier ready, c’est parti. Un air frais, et une douce odeur de fin de pluie, ça marche, comme la plupart des gens pour aller attraper le métro d’après dodo.

Sortie à Auber, je longe l’artère, un peu précipité. Le timing a évolué, ça va finalement être serré pour débriefer de tous ces papiers avec le banquier. Réveil en main, j’active sa fonction sms et commence à rédiger mon billet de retard. Un œil rivé sur le clavier, l’autre essayant de suivre le flux des parisiens, agacés, pas encore réveillés. Le piéton passe au vert, on s’engage nonchalant, suivant toujours d’un œil les bandes blanches du passage piéton, lorsque je relève la tête pour viser entre les têtes dans ce chassé-croisé printanier. Je l’aperçois, on se frôle, elle me croise, à peine 1 cm nous sépare, j’en perds le prochain mot de mon ticket d’excuse. La traversée accomplie, je retourne à mon écran mais me redresse instantanément comme si une abeille venait de me piquer ! Je me retourne en continuant de marcher, elle a fait de même, ma réaction la fait sourire. Comme un con devant le Printemps, je m’arrête le bec en l’air comme si j’humé les restes d’une flagrance de décadence.  Perdu de vue au coin de la rue, la Rousse a disparue. Pris en étau entre un rendez-vous administratif à faire et l’envie de la faire réapparaître, fait chier, je dois y aller. C’est marrant comme un regard échangé, peut parfois vous raviver ;-)


- Paula la Banque

Evidemment, j’ai envoyé mon messager du délai rallongé, mais en arrivant, la porte était fermée. Après quelques instants, elle sort, comme ébouriffée. « Ah, Monsieur Chaba, excusez-moi, je suis en retard ». « Plus que moi », lui dis-je, me voilà rassuré. Quel sacré début de journée, me voilà maintenant en prise directe avec Miss Gazelle aux doigts ensanglantés. Si ça continu, mon pauvre petit cœur ne va pas supporter ces rencontres répétées en demoiselles, d’amour, inondées. Aussi rouge que le sang, ses ongles au verni un peu écaillé finissent d’amplifier sa courbure de déesse, un brin sauvage, à la démarche de nuage, légèrement dépravée. Sombre, de la tête au pied, sa couleur chauve-souris et ses yeux nébuleux, me feraient presque craquer. Elle semble intriguée, même si je n’ai rien fait paraître de sa beauté, la Rousse m’avait déjà mis en mode gentleman, indifférent, coutumier de l’art féminin exacerbé. Sa voix complète le tableau d’une douceur raffinée et son parfum embaume les parois de mon organe olfactif. Restons concentré, car pour le coup c’est plutôt papier et signature après qu’elle m’ait gentiment détaillée l’ensemble des options qu’ils disent vous assurer sur la vie. Mais je reste sur du rudimentaire, peu téméraire et pas très enclin à jouer les jolis cœurs plein de petits billets. Des banquières comme cette dernière, j’en veux bien tous les jours et même pour hier.  

- La Défense-Versailles avec Elle en Transe et ces Ouailles

Déjà, il y a quelques mois, ………… à suivre


- Artiste d'Orfèvre au lit (Ophélie)
- Le tailleur ondulé aux cheveux frisé (belle inconnue)
- Le Troca de Miss Japan (Shorty & Beer obligatory)
- Une parenthèse Madrilène (soir de Noel)
- La Romaine, pied de nez au Colisée
- Le petit baiser de Florence
- La sexy d'Annecy et son sosie

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